Au cours d’une conférence donnée à l’occasion de la fête des mères, le président du parti politique Patriyòt Rasanble pou Sove Lakay (PARASOL), Yvon Bonhomme a soulevé la cause des femmes tout en souhaitant que l’État se penche sur des catégories de femmes que le parti estime qu’on oublie.

En effet, le parti PARASOL a jugé bon de poser la question des femmes dans la société à l’occasion de la fête des mères. Dès les premiers mots, le président de ce parti, Yvon Bonhomme n’a pas laissé mystérieux le sujet qui l’intéressait : « Comme nous le faisons chaque année, nous nous courbons face à toutes les mères, qu’elles soient en prison ou en détention préventive sans pouvoir passer devant un juge, qu’elles soient abandonnées sur un lit d’hôpital un peu partout ».

La liste s’est prolongée pour saluer les femmes à sanatorium, celles victimes de violences sexuelles, celles qui n’hésitent pas à faire un travail jugé impropre ou indigne par beaucoup. Une longue liste, comme pour souligner la volonté de PARASOL à n’oublier aucune mère, peu importe la catégorie à laquelle elle appartient. Le parti politique en a profité pour renouveler sa promesse de continuer à accompagner les marchandes.

Toutefois, l’accent a été mis sur une catégorie spécifique. « À l’occasion de la fête des mères, nous saluons spécialement cette catégorie de femmes à laquelle on donne tous les noms : on les appelle prostituées, jamè dodo, femmes de rues et on les appelle femmes de trottoir », déclare M. Bonhomme. Il ne s’est pas arrêté à cela mais en a profité pour souligner les injustices que subissent ces femmes. « Elles sont victimes de viols, d’hommes qui couchent avec elles sans les payer après, de gens qui les battent, qui les blessent », déplore Yvon Bonhomme.

Selon lui, ce sont des gens qui n’hésitent pas à faire de leurs corps, un commerce pour pouvoir élever leurs enfants. « Ce sont des héroïnes », déclare-t-il. Le parti estime que l’État n’accorde pas une grande attention à cette catégorie de femmes. Pourtant, elles souffrent dans leurs âmes, leurs entrailles et leurs corps.

Aussi, le parti demande à l’Etat de mettre en place une politique qui faciliterait la vie aux femmes de façon qu’aucune ne se voit obligée de s’aventurer sur cette voie pour pouvoir élever ses enfants. Le parti se proclame parti des sans-voix et estime que pour cela, aucun sujet ne devrait être tabou pour lui, surtout pas défendre la cause de ces femmes trop souvent oubliées.

Le Quotidien News